( 22 mars, 2012 )

LIBERTÉ

L’Amour


libère, et nous soumet de vivre réciproquement

avec Dieu, au sein d’une relation pleine d’amour

où toutes notions du bien et du mal

n’ont plus raison  d’être.

BlueGill

( 9 mars, 2012 )

9 raisons de ne pas implanter une église en 2012 Partie II

Voici la seconde partie de l’article de Andrew Jones. Espérant qu’elle vous inspirera comme elle l’a fait pour moi.

De ces 11 actions, seule la 11ièm demeure à mettre en place dans les groupes HOCHMA. Je cherche encore le comment. Mon épouse et moi pratiquons la prière bien sûr, mais en groupe je n’ai pas trouvé encore la bonne formule qui pourra; mettre à l’aise, les croyants comme les non-croyants.

Par Andrew Jones (un blogueur missiologue de Nouvelle-Zélande www.outofur.com)

Traduction libre par Annie Rainville membre de HOCHMA

J’ai visité un certain nombre de pays asiatiques en 2011 et j’ai été étonné par le dynamisme et l’engagement des jeunes disciples de Jésus.

Un réseau, dans un pays que je ne citerai pas, s’est présenté à moi comme un exemple remarquable. Ils ont commencé près d’un millier de nouvelles communautés et beaucoup d’entre elles se multiplient en deuxièmes et troisièmes générations. Et comme beaucoup de nouveaux mouvements dans le monde non-occidental, un service de culte du dimanche comme point d’entrée d’évangélisation pour les membres potentiels, n’a pas été une partie de leur portefeuille de ministère; ce qui a été le sujet de mon courriel un peu provocateur il y a quelques jours. Donc, s’ils n’ont pas commencé de services de culte, comment ont-ils commencé un mouvement de communautés chrétiennes et comment font-ils pour maintenir un niveau si élevé de croissance spirituelle?

Bien sûr, c’est dur et un peu présomptueux de prétendre que les éléments de leur ministère sont les plus importants, mais. . . Voici 11 pratiques qui, je pense, ont contribué à leur succès:

1. Étude de la Bible.
Les études bibliques ont été simples et régulières. Et il y avait un long programme de découverte de Jésus dans les évangiles, qui a pris des mois à compléter. La plupart, ayant terminé l’étude, a décidé de suivre Jésus à la fin. La formation de disciple est établie sur une «approche fondée sur l’obéissance» aux Écritures, ce qui s’est passé autour de leurs trois questions simples lors des études de la Bible [voir 4. Habitudes simples]. Lorsque le groupe se réunit à nouveau, chacun est tenu responsable de faire ce qu’ils ont dit qu’ils feraient et, de cette façon, la Parole devient une partie intégrante de la vie.

2. Les journées portes ouvertes.
Les gens étaient accueillants pour les visiteurs qui semblaient venir à tout moment du jour ou de nuit. Leurs maisons étaient pleines de jeunes gens qui y vivent alors que leurs vies étaient en cours de transformation. Je n’ai pas vu tous les bâtiments utilisés pour des fonctions de culte ou d’église. Des études bibliques et des événements ont eu lieu dans les maisons, avec des jeunes gens assis sur des tapis et des matelas, mais je n’aurais pas pu les classer comme un mouvement d’église de maison, car il n’y avait pas de service de culte régulier pour inviter les voisins.

3. L’accent « groupe marginal ».
Le groupe principal était les jeunes de la marge, les dessous de la société et ceux rejetés par elle, les toxicomanes, et des sous-cultures postmodernes, plutôt que gens traditionnels. J’ai vu cette tendance dans toute l’Asie dont le Japon. La plupart des dirigeants que j’ai rencontrés étaient venus de ces origines aussi.

4. Habitudes simples.
Rien n’a pris beaucoup d’habileté. Enseignement de la Bible, le partage de Jésus, leader de réunions de type AA : pas besoin d’être une superstar charismatique pour attirer un public, et en fait, il n’y avait pas un seul leader. N’importe qui pourrait diriger, après une courte période de formation. Les études de la Bible, par exemple, étaient basées sur le même schéma:
Après avoir lu un passage ensemble, ils ont tous répondu à trois questions:
-Qu’est-ce que ça dit?
-Qu’est-ce que ça me dit?
-Qu’est-ce que je vais faire à ce sujet?

5. Des produits qui sont de bonnes affaires.
Leur viabilité financière vient en partie de leurs micro-entreprises. Les produits biologiques de ces entreprises ont été parmi les meilleurs et les plus sains dans le pays, même s’ils n’avaient pas encore trouvé un moyen de les promouvoir ou de les distribuer largement. Ils avaient également innové dans le processus de production et ils croyaient que Dieu leur avait donné la révélation qui les aidait à produire des biens de meilleure qualité et d’une manière qui bénit l’environnement plutôt que de prendre de lui.

6. Système de réhabilitation.
Ils avaient un bâtiment dédié à la réhabilitation des toxicomanes et aussi utilisé pour des rassemblements multiconfessionnels où les gens de tous horizons peuvent se rencontrer et nouer des amitiés. C’était également un espace de retraite pour les ministères urbains afin de s’y revivifier.

7. Saveur autochtone.
Les ministères n’avaient pas de parfum étranger. Certaines zones de leur ministère étaient plus brutes et plus vulnérables que d’autres et ils ne voulaient pas d’étrangers, en particulier les Américains blancs, qui cherchent inutilement l’attention chez les voisins en tournant et en remuant. Bien qu’ils n’aient pas entendu parler de lui, la description du « mouvement initié » s’appliquerait sans doute. J’ai reconnu une ou deux chansons occidentales dans le chant et la musique qu’ils ont créés et ils étaient en partie influencés par la scène mondiale. Ce n’était pas tous les disciples de Jésus qui ont utilisé le terme « chrétien ». La taille du ministère a n’avait pas d’importace.

8. Rythmes quotidiens.
Les services hebdomadaires ne suffisent pas parfois à ceux qui luttent pour marcher sur un chemin nouveau, surtout venant de la toxicomanie et des modes de vie destructrices profondément enracinées. Les réunions quotidiennes, même si c’était pour un court laps de temps, étaient la norme. Certaines se faisaient autour des repas, certaines autour d’études de la Bible.

9. Pas évangélisés PAR, mais évangélisés AVEC les autres.
Les chrétiens ont organisé les manifestations de sensibilisation chez la population urbaine pauvre et beaucoup d’autres jeunes issus de milieux religieux ont participé. J’ai vu les hindous, bouddhistes, musulmans et athées travailler tous ensemble. Ces mêmes personnes reviendront plus tard pendant la semaine pour traînailler et discuter entre elles.

10. Quelque chose pour toute la famille.
Sensibilisation vis à vis des rejetés de la société, ce qui impliquait de visiter les familles de ces jeunes et de tenter une conciliation ou, au mieux, en informant les parents que leurs enfants étaient OK. Les baptêmes étaient généralement reportés jusqu’à ce que toute la famille les ait rejoint.

11. Prière
Je n’ai pas vu toutes les légendaires réunions de prière la nuit comme chez les Coréens, mais la prière était une partie habituelle de tout ce qu’ils faisaient. Il y avait beaucoup de guérisons physiques, en réponse à la prière et le surnaturel a été accepté comme normal.

Autre chose?

Oui, les ministères étaient caractérisés par la GRÂCE. Certains des dirigeants était tombés en défaveur, mais avaient rebondi à l’avant et lancés à nouveau par la grâce de Dieu et ensuite adoptés dans la communauté. Et ils étaient merveilleusement généreux. Étant pauvres, ils ont fait beaucoup de riches, y compris notre famille qui a été traitée comme de la royauté. Nous sommes partis avec nos sacs à dos rempli de cadeaux et nos cœurs remplis d’un sentiment de gratitude.

En outre, l’intentionnalité du mouvement a été concentrée sur un impact à vie des gens avec l’Evangile et PAS sur la création de communauté ou de départ églises qu’ils considéraient comme une excroissance naturelle.
Je suis sûr qu’il y avait d’autres facteurs qui ont contribué au succès de ce mouvement particulier, mais hélas, je suis trop jeune et trop bête pour savoir ce qu’ils étaient. J’ai donc humblement laissé ces 11 pratiques vous inspirer à contempler et à discuter.

( 9 mars, 2012 )

9 raisons de ne pas implanter d’église en 2012 Partie I

J’ai débuté mon ministère d’implantation d’église en France en 2000. Alors, je joignais, par une intervention divine, une église en implantation dans la couronne nord de Paris à Eaubonne. Cette petite église était vivante et m’a beaucoup appris sur le ministère. Je faisais alors mes premièr pas dans le ministère.

Je suis revenu de Paris en 2004 pour démarrer un ministère parmi les plus démunis, blanc, francophone et natif du Québec. Dans Hochelaga-Maisonneuve.

Nous avons entrepris de comprendre le quartier avant de débuter, nous avons mon épouse et moi faits des marches de prière d’une journée entière chaque année entre 2000 et 2004 et lorsque nous avons débuté nous avons décidé qu’il s’agirait d’abord d’un groupe d’étude. Que ce groupe devrait être impliqué socialement en faisant du bénévolat dans les organismes du quartier. Nous avons démarrer des BBQ, des séances de cinéma extérieures des fêtes de quartier et beaucoup d’activité. Le but était de travailler sur la racine de la pauvreté dans ce quartier ouvrier de Montréal. « La pauvreté relationnelle » nous voulions que les gens nous voient vivre et qu’ils sachent que nous ne jugeons pas, nous avons le droit d’être en désaccord sans vouloir tuer l’autre. Nous pouvions vivre et nous aimer même avec des opinions différentes.

Je vous dis tout cela pour introduire un article qui m’a été envoyé par un ami. Brian Beauman qui est directeur de mission a MCEC. Cet article quoiqu’elle décrive les résultats d’une étude faits en Asie représente exactement ce que moi et beaucoup d’autres implanteurs vivons à Montréal.

Les implanteurs qu’ils soient Anglophone ou Francophone expérimente les mêmes défis et ont les mêmes réflexions.

Thank’s to Andrew Jones. you wrote what realy appear like a Spirit movement on the earth. This gave me hope and Strengh in my ministry.

Thank you.

9 raisons de ne pas implanter d’église en 2012 Partie I
Par Andrew Jones (un blogueur missiologue de Nouvelle-Zélande www.outofur.com)
Traduction libre par Annie Rainville membre de HOCHMA

«L’implantation d’Église est la forme la plus efficace d’évangélisation sous le ciel », a déclaré C. Peter Wagner. Je sais qu’il a dit cela. J’étais là. J’étais un jeune [et beau] séminariste étudiant dans sa classe quand il l’a dit.

C’était une idée bienvenue, prouvée scientifiquement plus efficace que d’essayer d’élargir les structures des églises anciennes. À l’époque, il y avait peu d’arguments contre elle. L’idée a été adoptée par les sociétés de mission et les dénominations religieuses qui les ont appliquées dans leurs stratégies tout au long des années 90 et 2000 quand la pensée est devenue courant principal plutôt que pensée rebelle. Pendant ce temps, je faisais partie de ce mouvement.

Mais maintenant que nous sommes en 2012 et alors que certains jeunes, des personnes enthousiastes, implantent des églises comme en 1997, d’autres mettent l’accent sur le lancement plus durable, plus holistique et des solutions plus mesurables et transformationnelles du Royaume.

Une des plus grandes tendances d’implantation d’église que j’ai observé dans mon récent périple de plus de 30 pays est de passer de l’implantation d’églises vers ne PAS implanter une église du tout, tout en se concentrant sur un plus large éventail d’activités de transformation du Royaume. Certains implanteurs d’église retardent l’aspect « culte » du ministère pionnier pour aussi longtemps que possible et parfois indéfiniment.

- Lors de notre rencontre à Prague, quelques-uns des principaux leaders du mouvement d’implantation d’églises en Europe, il y a une décennie, nous ont dit qu’ils s’étaient déjà avancés dans le lancement des communautés de type monastique et des modèles moins ecclésiocentrique du ministère de l’implantation d’église.

- Aux États-Unis, parmi les nouvelles communautés chrétiennes les plus innovatrices, je suis tombé sur des communautés qui ne lançaient pas ni n’hébergeaient des services religieux du dimanche dans le cadre de leur portfolio ministériel.

- En Chine, j’ai rencontré un jeune couple «implanteur d’église » qui a commencé des ministères dans une douzaine de villes, mais refuse de démarrer les cultes religieux. Ils m’ont dit que le démarrage d’une église commence par un combat long et ardu avec le gouvernement chinois, qu’ils ont évité en commençant par les entreprises missionnaire, les entreprises du Royaume et des concerts… mais PAS des églises.

- Même chose en Indonésie : un groupe avait débuté des centaines de communautés, mais avait évité le culte du dimanche et refusé de construire des églises, qui ont l’habitude d’être détruites par le feu. Ils m’ont dit que de véritables églises arrivent quand les conditions sont favorables. Ils préfèrent planter un jardin que d’implanter une église.

Pourquoi ce changement?

Il y a eu quelques désillusions avec le mouvement d’implantation d’église, même après qu’il s’est débarrassé de ses pragmatismes de croissance des années 80’. J’ai parlé avec beaucoup de ces leaders et j’ai ajouté quelques observations. Voici certains des enjeux:

1. Le modèle typique d’implantation d’église, dans laquelle le planteur solo commence un rassemblement, où il / elle invite les membres potentiels à le / la rejoindre et à s’engager, n’a pas de précédent dans les Ecritures. Jésus a envoyé des gens en équipes (2, 12, 70) pour trouver les gens de la paix (eux, pas nous) afin de permettre la venue du ministère du Royaume (pas la venue de l’implanteur). Ajoutez à cela le manque de référence de la Bible pour un pasteur professionnel rémunéré et l’extension maladroite du système de la dîme dans le temple actuel, et le « package » entier semble un peu suspect ou tout au moins dans le besoin de se recadrer avec le Nouveau Testament.

2. En se concentrant sur le nombre de participants et la dynamique de lancement d’une nouvelle église, les critères de mesure d’implantation d’église sont trop étroits, trop faibles, et non-holistiques. De plus, ces critères ignorent les signes plus vitaux, mesurables, d’une société transformée dans ses différentes sphères (économiques, environnementales, sociales, impact à l’extérieur de l’environnement église, etc.)

3. Les personnes les plus susceptibles d’adhérer à une nouvelle église en démarage sont généralement ceux qui ont une certaine ouverture à l’église – les « dés-églisé », « pré-églisé », et « ex-églisé ». Cette constatation contribue à ignorer les gens qui sont vraiment perdus et duplique les ministères des églises existantes.

4. L’accent mis sur les gens prédisposés ou pré-favorisés vers la culture église peut entraîner une concurrence entre les églises. Ce fait diminue le bassin des adeptes potentiels et, pire, permet le « vol de membres », ce qui est un raccourci pour atteindre l’objectif d’implanter une église dans le court terme. Par contre, cela ne parvient pas à étendre la portée de l’évangile dans une nouvelle culture ainsi que la création de la désunion et la méfiance au sein de l’église existante.

5. Le défi pour les nouveaux membres à s’engager à une réunion d’église plutôt que d’être impliqués dans des activités de mission du Royaume dans le monde peut souvent conduire à un état d’esprit de consommation parmi les nouveaux membres. Un autre type de gens est attiré par le ministère en évitant d’organiser un événement pour les membres, mais plutôt en invitant les participants à la mission,

6. La nouvelle église crée une plus grande visibilité institutionnelle dans les pays sensibles où elle se met en danger, soit face à la réglementation étouffante, soit face à une menace physique pour ses membres.

7. Le manque de sources de financement traditionnelles qui servent à soutenir les salaires d’implanteurs d’église et à financer la première année de fonctionnement ($ 100 000, souvent américains) s’est tari dans le milieu de la crise financière mondiale et des priorités de financement en mutation. Ce fait a mis de l’avant des pratiques de mission plus durables tels que les micro-entreprises et les entreprises sociales. Ces pratiques deviennent plus importantes que les blocs de construction initiaux du nouveau ministère plutôt que d’essayer de démarrer un service culte régulier, dans lequel la seule pièce durable est la générosité des initiés.

8. L’implantation d’Eglise se nourrit normalement dans des zones plus riches ou les banlieues, mais ignore les pauvres des villes. Stuart Murray Williams aborde cette faiblesse ici. Il se concentre aussi sur les personnes plutôt que sur les besoins fonctionnels élevés des personnes et ainsi, nous nous retrouvons avec une église qui priorise les riches, chose dont nous sommes avertis dans les Écritures (voir Jean).

9. Dans un pays où l’église a déjà une réputation meurtrie pour ses pratiques de cupidité, son immoralité et son éthique, le fait de se baser sur une stratégie de départ d’une autre église, d’avoir des gens qui y adhèrent et qui donnent de l’argent pour la soutenir, est difficile à vendre et demeure une solution troublée.

Donc, si ces jeunes « n’implantent pas d’églises » en 2012, quel genre d’environnements du ministère du Royaume établissent-ils? Et comment sont les implanteurs d’églises aujourd’hui en évitant les erreurs du passé?

C’est l’objet de la Partie II.

( 8 mars, 2012 )

Poème « Hymne à mon Amour »

pour la journée internationnal de MA Femme

 

Comment fait tu pour m’aimer

Comment fait tu pour m’aider

Toi beauté intouchable

Moi brute détestable

 

Pourquoi m’avoir donné ta vie

Sans que je ne maitrise

Pourquoi t’éprendre de ma vie

Pourtant tous: je Méprise

 

Comment peut tu cher amour

Attendre si patiemment

Un homme qui sans retour

Déteste tout si violement

 

Tu m’a tout donner

Et j’ai tout pris

Sans jamais concilier

Je me suis épris

 

Tu m’a fait l’amour

Alors que je faisait la haine

J’ai compris mon Amour

Que tu m’enlevais mes chaines

 

Comment fait tu pour m’aimer

Comment fait tu pour m’aider

Toi beauté intouchable

Moi brute détestable

 

Michel Monette

( 13 décembre, 2011 )

TI-PÈRE MISÈRE

Voici un texte qui paraitra dans l’étinéraire.  mon ami Gilles l’a écrit.

En ce temps des fête le désespoire souvent est plus grand.  que faire lorsqu’un proche s’approche de provoquer la fin de sa vie?

 

À 16 ans, ma première dépression bipolaire a fait de moi un aidant naturel non diplômé. Super hyper-sensible, j’obtenais confiance et confidences  de la part des autres. Telle une antenne parabolique, je captais leurs signaux de désespoirs. En paternant ces personnes, j’empêchais leur suicide. Je devenais donc par défaut le paternel de substitution, leur petit père attentif à leurs misères, ti-père misère quoi !

 Les suicides de deux de mes amis proches, dont le premier qui à l’âge de 20ans se tira une balle dans la tête, et le deuxième mon oncle, qui se jeta duhaut d’une falaise pour se noyer trente pieds plus bas, m’ont fait comprendre qu’il faut frapper vite et fort, lorsque l’on veut venir en aide. Ce n’est pas le temps de mettre des gants blancs pour faire dans la dentelle. Il est impératif que je sorte les gants de boxe, car une vie est en danger de mort.

 Par exemple, il y a  8 ans, j’ai dû intervenir d’urgence dans la vie d’un ami. Depuis des semaines il démontrait des signes de détresses psychologiques. Il croyait que personne ne l’aimait. Il en voulait à la terre entière de ne rien faire pour lui venir en aide. Il n’arrivait pas à pardonner à ses tortionnaires, ce qui lui aurait facilité une réconciliation avec lui-même. Ses blessures le faisaient souffrir, l’enfermant dans les ténèbres de sa propre autodestruction.

 C’est ainsi, qu’il piquait sans arrêt du nez. Je ne pouvais que l’observer mourir, un peu plus, à chacune de nos rencontres. Être là pour lui devenait donc de plus en plus pénible. Cependant, les années m’ont enseignées que les gens dépressifs perçoivent leurs problèmes plus gros qu’ils ne le sont en réalité. Leur état mental provoque chez eux une incapacité à résoudre des problèmes, ce qui atteint leur estime de soi.

 Pour l’aider je devais lui mettre le nez dans sa propre merde, le confrontant à sa propre haine et à tous ses feelings perturbants. En autorisant tout cela, il ne se sentait pas jugé et rejeté par moi. Par expérience, je savais qu’en exprimant intensément son chaos émotif, il finirait par s’en libérer. C’est à mon grand plaisir, qu’il réussit à le faire par lui-même. De plus, son calvaire ne fût pas inutile. Il sait maintenant et pour toujours, que l’amour ne doit pas être un devoir ou une obligation, mais un choix.

 Malheureusement tous n’ont pas voulu comprendre la leçon de vie qu’a reçue mon ami. Ces orgueilleux aux préjugés nuisibles, excluront toujours ceux qui veulent mourir, car trop essoufflés de s’enfoncer. Ils paraissent sans peur et sans reproches, traitant les déprimés comme des loosers et des parasites, mais en réalité ils ont peur de leurs propres tourments. Il est hors de question que cette bande de winners exposent leurs vulnérabilités devant les autres. C’est chose impossible et trop humiliante, pour ces individus s’affichant comme parfaits.

 Voici un exemple duquel j’ai été témoin, démontrant le manque d’humanité et de sensibilité de ces ignorants: lorsque le métro s’arrêta subitement, un passager dit à quelqu’un près de lui, « Y’aurait pas pu trouver un autre moment pour se suicider? ». Devant la scène, j’en ai déduit que la personne qui se meurt sur les rails du métro, est accusée de ralentir le service. C’est à ce moment précis, qu’une folle envie de  pitcher ce con  du haut d’un pont, me traversa l’esprit.

 Même si les préjugés banalisent le suicide,  la souffrance demeure une des plus bénéfiques écoles de la vie, augmentant notre propre sagesse. Même s’il arrive que notre présent soit douloureux à vivre, il n’est pas prometteur d’un futur meublé de malheurs et de tristesses.

 Après tout, le soleil brille pour tout le monde !

BlueGill

( 19 avril, 2011 )

Comment Jésus a-t-il fait?

Ce soir je discutais avec un jeune leader sur l’église, l’implantation de nouvelle communauté chrétienne et il m’a demandé; « Mais Jésus, comment a-t-il fait pour réussir à passer le flambeau afin que son ministère se perpétue? »

Quelle question! Comment répondre à cette question? Une des difficultés majeures des leaders d’église en démarrage est d’assurer la pérennité de leur ministère après leurs départs. Souvent les gens s’attachent plus au leader qu’au message ou qu’au ministère ou qu’a Dieu lui-même. Si le leader est charismatique, il sera encore plus difficile pour lui de passer le flambeau.

Alors, comment faire? Comment Jésus a-t-il réussi? Les miracles? L’encouragement? Le contrôle divin?

Je pense que toutes ces réponses sont possibles et se défendent, mais je vois une réponse encore plus forte que les autres. Jésus écoutait et donnait le droit à ses disciples d’être ce qu’ils étaient sans demander de changement. Il permettait aux gens autour de lui de vivre librement. Et cela donc devint normal de prendre la relève parce qu’il ne s’agit pas du ministère de Jésus, mais le mien.

Comment voulez-vous passer le flambeau? Que cela devienne leur ministère et non une continuité du vôtre. Qu’ils puissent faire comme ils le veulent et non comme vous le voulez. Qu’ils se trompent parce que ces eux qui le font et non parce qu’ils veulent vous plaire et faire comme vous.

Ce jeune leader ce soir m’a permis une chose; il m’a donné le droit de lui dire va y fait comme tu penses et je serai là derrière et serai heureux de te suivre.

Et vous, comment est-ce que Jésus a-t-il réussi à vous passer le flambeau.

( 24 juillet, 2010 )

Tradition

Publié par tommyab le 2009/08/05

On se pose souvent la question sur ce que nous devons pratiquement faire comme église. Nous constatons les dégâts des hommes dans l’église, … et nous nous décourageons parce qu’il semble qu’il n’y a pas de solution aux problèmes que nous voyons.

Actes 11:20-23:

«Il y eut cependant parmi eux quelques hommes de Chypre et de Cyrène, qui, étant venus à Antioche, s’adressèrent aussi aux Grecs, et leur annoncèrent la bonne nouvelle du Seigneur Jésus. La main du Seigneur était avec eux, et un grand nombre de personnes crurent et se convertirent au Seigneur. Le bruit en parvint aux oreilles des membres de l’Église de Jérusalem, et ils envoyèrent Barnabas jusqu’à Antioche….»

Lorsqu’il fut arrivé, et qu’il eut vu la grâce de Dieu, il s’en réjouit, il les exhorta tous et leur expliqua comment s’organiser…. ;- ) en fait non:

«Lorsqu’il fut arrivé, et qu’il eut vu la grâce de Dieu, il s’en réjouit, et il les exhorta tous à rester d’un cœur ferme attachés au Seigneur

La principale chose que Barnabas fit en arrivant à Antioche fut d’exhorter les chrétiens à rester attachés au Seigneur.

L’organisation et la vie pratique d’une église devraient découler naturellement de notre attachement au Seigneur.

Notre problème aujourd’hui après 1700 ans d’église institutionnalisée, c’est que nos réflexes sont systématiquement dénaturés. Notre vie d’église découle plutôt de ce que nous pensons être la vérité.

En effet, une partie des chrétiens des églises institutionnelles évangéliques/protestantes constatent avec tristesse qu’il y a un problème avec l’église et sont attachés au Seigneur, mais leur façon de réagir ne fait souvent qu’empirer les choses.

On crée des comités, des écoles bibliques, des conférences, des séminaires, des écoles du dimanches, des levées de fond, … on crée de nouvelles théologies de la reconsécration, de la notion de chrétiens charnels vs spirituels, de la dime,… on crée des sentiments de culpabilité chez ceux qui hésitent à se lancer dans tout cet activitée fébrile. Les dirigeants deviennent hyperactifs et épuisés à force de tirer sur des boulets de chrétiens qui refusent de croître dans le Seigneur. Ces dirigeants sont souvent ceux qui ont des vies de famille les plus lamentables… et dont les enfants sont les plus rebelles …. Par soucie de répandre l’évangile, on la transforme en un recette en 4 étapes, on en fait un ticket facile à obtenir, on confond manipulation émotive avec engagement sincère, on accepte que l’évangile soit répandu par n’importe quel moyen pourvu que ça « marche », on fait du salut une prière littéralement magique qui aurait le pouvoir de sauver…

Nous sommes pris dans un cercle vicieux, et nos actions ne font qu’accélérer la vitesse de l’église pour tourner en rond.

Comme un malade avec une plaie qui ne cesserait de gratter son bobo pour tenter de l’aider à guérir mais qui en fait ne fait que l’entretenir et le détériorer…

Nous sommes pris dans une boîte, mais n’avons aucune notion que nous sommes dans cette boîte. Le monde dans cette boîte est comme il est, et il ne nous vient pas à l’idée qu’il puisse exister un autre monde. Tous les problèmes survenant dans la boîte sont solutionnés avec des idées et des actions provenant de l’intérieur de la boîte.

Cela me fait penser à des gens dans un canot qui ont tous un bandeau sur les yeux et ne voit rien. Ils rament avec le courant de la rivière… Un jour, ils entendent un bruit énorme qui devient de plus en plus assourdissant. Il semble de toute évidence que le canot se dirige vers une dangereuse chute ! …. Alors, ils font «quelque chose», parce que bien entendu, il FAUT faire QUELQUE CHOSE. Ils se mettent à ramer comme des perdus, de façon fébrile et désespérée… mais en fait ils ne font qu’accélérer la vitesse du canot vers la chute.

La boîte et le bandeau, c’est la prison de notre vision du monde qui est hérité de plusieurs siècles d’église institutionnelle. C’est la tradition qui nous aveugle, et nous empêche de penser librement et agir selon la volonté de Christ. (Matthieu 15:3).

Nous ne réalisons pas la quantité énorme d’idoles de traditions qui se dressent entre nous et notre attachement au Seigneur.

Ces traditions et ces choses que nous avons apprises déforment notre vision et notre compréhension de l’évangile. Nous lisons les Écritures, mais à travers le filtre de la religion. Nous construisons des tours de Babel de concepts évangéliques et de théories sur le travail de Dieu.

Avec la même Bible, les chrétiens sont arriver à produire des milliers de dénominations/mouvements/missions… qui vont dans tous les sens possibles et imaginable de la variété de la pensée humaine. Et tous arrive à prouver leur construction de leur vérité par la Bible.

Nous avons un besoin crucial: celui de la direction du Consolateur dans toute la vérité pour nous permettre de ne pas trop errer dans notre poursuite de celui qui EST le chemin, la vérité et la vie. (Jean 16:13; Jean 14:6; Philippiens 3:1-14)

Comme les chrétiens juifs qui lisaient l’épitre aux Hébreux, nous devons faire le deuil de nos religions pour ne nous attacher qu’à Christ ! C’est le chemin de foi, comme l’explique l’auteur au chapitre 11, qui peut nous mener aussi bien à conquérir des royaumes (Héb 11:33) qu’à mourir scié, lapidé ou torturé (Héb 11:37) ! Dans tout les cas, nous devons garder «les regards sur Jésus, le chef et le consommateur de la foi, qui, en vue de la joie qui lui était réservée, a souffert la croix, méprisé l’ignominie, et s’est assis à la droite du trône de Dieu.»

Nous devons réaliser que les traditions chrétiennes n’ont pas plus de valeur que la tradition musulmane pour un musulman, ou que la tradition bouddhiste pour un bouddhiste, ou mon attachement au sirop d’érable et les paysages enneigés pour moi qui suis Québécois !

En fait, non….  La tradition chrétienne est pire que toutes les traditions…

Parce qu’elle fait de LA vie une banale tradition… parmi tant d’autres…

elle change LE chemin pour un chemin…

elle change LA vérité pour une lettre morte…

Elle enlève ce qui fait l’exclusivité du christianisme qui n’est retrouvé dans aucune autres religion: l’action du Saint-Esprit qui rend vivante en nous l’église l’incarnation, la crucifixion et la résurrection de Christ. L’Esprit qui répand en nous l’amour de Dieu (Romains 5:5).

Elle fait taire le Dieu qui se révèle, se manifeste, et dont le nom est « La Parole »…

Elle enlève le scandale et la folie de la croix (1 Corinthiens 1)…

…  voilà pourquoi, elle est si séduisante, et nous rattrape constamment.

Elle enlève la croix de Christ (1Corinthiens 2:1-2). Elle nous donne le confort d’un chemin large. Elle nous paraît très sage. (1Corinthiens 2:5)

Que faire donc ??

Nous repentir. (C’est toujours une bonne réponse !… )     (:-)

Je dirais aussi que d’observer le comportement spontané de nouveaux convertis qui n’ont jamais été à l’église institutionnelle (que Dieu nous donne la grâce d’en voir plus !) peut être très formateur. Comme Barnabas l’a fait à Antioche.  N’essayons pas de les diriger dans « la » façon correcte de vivre le christianisme (toute ces notions nous collent à la peau et nous avons l’esprit déformé par nos années passées dans des institutions), mais exhortons-les simplement à s’attacher au Seigneur… .  Tous les nouveaux croyants ont un instinct spirituel. Ils ont l’Esprit de Dieu qui les dirigent eux aussi. Dieu leur parle par sa Parole et son Esprit autant à eux qu’à moi… et ce sans passer d’abord par la censure des traditions qui m’ont forgé le cerveau.

Paul a laissé les Philippiens et les Thessaloniciens seuls après quelques jours de mission dans leur ville… et ils ont grandis très bien (lisez toutes les éloges que Paul leur fait.)

( 24 juillet, 2010 )

L’aliance

voici ce que je pense qui se passe lorsque quelqu’un a une réel rencontre avec le créateur de l’univers

 http://www.youtube.com/watch?v=OQSNhk5ICTI

 

( 24 juillet, 2010 )

La banlieu ou la ville

Un ami m’a envoyer cette reflexion.  bonne lecture

 

Anonyme dit:

J’ai plein d’amis chrétiens. Ils vivent en banlieue. Ce sont de bons citoyens : ils paient leurs impôts et ne font pas de commerce au noir. Ils ont une morale sexuelle irréprochable. Ils prient, ils étudient
la Bible, ils méditent, ils aident leur prochain quand l’occasion se présente. Ils ont une belle maison (mais quand même modeste), ils ont une piscine (mais hors-terre). Certains se paient des voyages dans le sud ou des animaux de compagnie de plusieurs centaines de dollars ou des motos ou un deuxième ou un troisième véhicule…

 

Comme j’ai dit, ce sont de bons chrétiens. Je n’ai aucun doute quant à leur foi ou à leur salut. Ils ont accepté Jésus comme Sauveur personnel, mettant ainsi la « switch » à « ciel » plutôt qu’à « enfer ». Et maintenant, ils vivent bien, confortablement, attendant le Retour de notre Seigneur, ou bien la mort, whichever comes first

 

Près d’eux, à quelques kilomètres ou même peut-être à quelques centaines de mètres, des gens – souvent des immigrants mais pas toujours – vivent… non pas dans la misère mais tout proche. Certains sont des junkies, des itinérant. D’autres, des femmes battues ou violentées. Des couples qui vivent des drames familiaux. Des enfants avec des parents absents. Des illégaux. Des marginaux. Des parias. Des rejets de la société. Des désespérés.

 

Lorsque (si !) mes amis chrétiens ouvrent leur journal, ils entendent parler de ces choses et ils se désolent. Sincèrement. Mais ils se consolent bien vite en pensant que Christ revient bientôt et qu’il va mettre fin à toute cette misère humaine. Et ils prient Jésus de revenir bientôt. Puis ils retournent dans leur spa ou leur piscine hors-terre. Parce qu’ils travaillent fort et qu’ils l’ont bien mérité.

 

Je le répète : je n’ai aucun doute que mes amis soient chrétiens, sauvés et en route vers le ciel. Mais je me pose la question : est-ce que c’est ça, être chrétien ? Est-ce que c’est ça, être l’Église ?

  

Anonyme (après tout, je ne voudrais pas que mes amis chrétiens pensent que je parle d’eux…)

( 24 juillet, 2010 )

La foi se transmet-elle

j’ai poser une question sur mon babillard FaceBook. voici la question et la réponce qu’une amie m’a faite. Elle vaux la peine d’être lu et médité je crois!

Question:

Comment évaluer si nous avons réussi à passer notre fois à ceux de la génération qui nous suit ou a nos enfants?
Quels sont les critères d’évaluation?
Peut-on parler de réussite?

Réponce de Marion:

Comment l’évaluer ? il n’y pas d’échelle de Richter mon cher mimi simplement tu peux l’évaluer en observant le comportement de la génération , tout simplement par des choses qui peuvent paraitre bénigne mais qui ont grands sens comme les questions que les générations ou tes enfants peuvent se poser sur Dieu sur son existence sur l’implication de la foi dans nos vie etc… si toutes ces questions et des millions d’autres te sont demander ou demander a d’autre c’est déjà que la foi ce développe. Il n’ ya pas de critères a proprement parler toi même tu sais que la foi s’entretiens au jour le jour et toute sa vie simplement tu pourra parler de réussite quand un personne peu importe que ce soit ton enfant ou quelqu’un d’autre lorsqu’elle traverse une épreuve dur se retourne vers Dieu que ce soit seul ou par l’intermédiaire d’un homme c’est la que la réussite est ! comprend tu ce que je veux dire ? ne cherche pas à évaluer mais cherche à aider et faire comprendre ce que Toi tu ressens en présence de notre père car irrémédiablement ce sentiment ce transmettra . J’en suis un de tes exemple

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